Le calfatage des bateaux en bois, crucial pour assurer leur étanchéité

Pourquoi calfater une coque en bois ? Tout simplement pour la rendre étanche ! Lors de la navigation, l’eau peut s’infiltrer dans les interstices présents entre les bordés qui composent la coque. Pour éviter ce phénomène, il faut donc combler ces espaces : c’est ce que l’on appelle le calfatage. Découvrons ensemble les particularités de cette technique incontournable.

Le calfatage des bateaux en bois, un savoir-faire historique

Le calfatage désigne donc une pratique visant à rendre étanches les bateaux en comblant les fentes présentes entre les différentes planches d’une coque, ou éventuellement d’un pont, et ainsi éviter les infiltrations d’eau. Une matière textile (comme de l’étoupe) est insérée de force à l’aide d’un fer afin de remplir l’espace, puis l’ensemble est recouvert d’un enduit. C’est essentiel pour assurer la flottabilité des navires en bois – avant l’arrivée des bateaux modernes, les « calfats » (ouvriers calfateurs) étaient donc légion sur les chantiers maritimes !

Si les produits utilisés ont évolué avec le temps, le procédé est resté le même depuis plusieurs millénaires ! Désormais, les bateaux sont construits dans des matériaux permettant l’assemblage de pièce continue – il n’y a donc plus de fentes à combler pour garantir la flottabilité de l’embarcation. Mais le calfatage est toujours utilisé lors de la rénovation de bateaux en bois ou la construction de navire d’époque : la majestueuse Hermione, qui a pris la mer en 2014, a aussi eu le droit à son calfatage !

Les différentes étapes du calfatage d’une coque en bois

Si vous désirez entretenir le calfatage d’une embarcation en bois, qu’il s’agisse d’un bateau ou un simple canot, il faut tout d’abord la décalfater au maximum : tout résidu de matière pourrait nuire à la bonne rénovation de la coque et réduire son étanchéité. Une fois les espaces du bordage bien libres, vous pourrez plus facilement y insérer votre coton à calfater.

Selon la taille du joint, il faut utiliser un fer plus ou moins épais. Il est parfois nécessaire d’insérer plusieurs « couches » de fil afin de bien colmater la fente. Lorsque le coton à calfater est bien en place, il ne reste plus qu’à le recouvrir l’ensemble d’enduit (ou mastic) afin de le maintenir en place lors de la navigation. L’opération est ensuite à répéter pour chaque planche du bordage, ce qui n’est pas une mince affaire pour les bateaux les plus imposants !

Mais donc, quels sont les matériaux à privilégier pour bien calfater son navire ?

C’est une question épineuse à laquelle il n’existe pas de solution universelle : chaque matière présente ses avantages et ses inconvénients, et les artisans calfateurs ont tous leurs « recettes secrètes » 😊 Pour ce qui concerne la matière textile à insérer dans les joints, de l’étoupe à base de chanvre ou de lin était traditionnellement utilisée. Désormais, certains préfèrent l’utilisation de bitord (cordage préalablement goudronné), mais le coton à calfater reste la meilleure solution à l’heure actuelle !

Mais c’est principalement le choix de l’enduit qui fait controverse. En effet, il existe de nombreuses possibilités : le mastic de vitrier ainsi que le traditionnel brai bitumineux ou goudronné mélangé au minium figurent parmi les plus utilisés. Néanmoins, des produits plus récents tels que le Sika® peuvent être utilisés, même si leur efficacité reste encore à prouver.

Certains vous le diront (et avec raison) : le calfatage, c’est tout un art. Et cela peut devenir compliqué pour un chantier de grande ampleur ! Si la profession de calfat tend à disparaitre, il existe toujours des professionnels qui sauront vous accompagner dans vos projets de rénovation.

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